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Семёнов-Тян-Ша́нский SÉMIÉNOV-TIAN-CHANSKI Pierre Nicolaïevitch (1925-2003) SÉMIÉNOV-TIAN-CHANSKI Marie (1923-2007) SÉMIÉNOV-TIAN-CHANSKI Sophie (1935-2008) |
La famille Sémiénov sert le tsar depuis le 16ème siècle. Au fil des générations, ses membres montrent un grand intérêt pour les arts et les sciences.
Pierre Petrovitch Semenov (1827-1914) se fait connaître comme géographe et explorateur. Il est le premier à se rendre en 1856 dans le Tian Chan, chaîne de montagnes d'Asie centrale. Il publie un ouvrage sur cette région qui fait autorité si bien que le tsar Nicolas II autorise la famille à ajouter le nom de « Tian Chan » à son patronyme.
Pierre Semenov et son frère Nicolas participent activement à la mise en place de l'abolition du servage proclamée par le tsar Alexandre II en 1861. Cette famille a toujours eu à cœur d'améliorer, sur ses terres, les conditions de vie des paysans. « Les frères Semenov ont été des représentants typiques de cette noblesse éclairée et libérale du milieu du XIXe siècle qui souhaitait déjà, avant même le rescrit d’Alexandre II, abolir le servage ».1
Les personnes enterrées dans ce caveau sont des descendants directs de Pierre Petrovitch Semenov.
Un autre membre de cette famille est très lié à la Provence, c'est Nicolas Nicolaievitch Semenov (1833-1886) qui appartient à une autre branche de cette famille. Très tôt, il se rend, pour des raisons de santé, dans le sud de la France. Il s'installe avec sa femme à Avignon vers 1865 et fait connaissance avec les écrivains du Félibrige. Il se passionne pour la langue provençale et la Provence et reçoit régulièrement chez lui F Mistral, T Aubanel, Alphonse Daudet … Il a écrit plusieurs ouvrages sur sa vie en Provence.2 Il est enterré à Saint Petersbourg.
1 Pëtr Semënov-Tian-Chanski et Nicolas Semënov : deux frères au service de la réforme du servage en Russie, Irène Semenoff-Tian-Chansky-Baïdine,ILCEA, 2013
2 Nicolas de Séménov, écrivain russe provençal d'adoption et sa vision de la France, Irène Semenoff-Tian-Chansky-Baïdine, Gallomanie et gallophobie p 193-211- Presses universitaires de Rennes, 2012.
