Adamovitch Georges

114 tombe adamovitch

Адамович   

ADAMOVITCH Georges Victorovitch (1894-1972)

 

    Dans cette partie du cimetière se trouvent plusieurs écrivains et journalistes russes qui ont quitté la Russie à la révolution.

   Poète, critique et traducteur, Adamovitch suit des études d’histoire et de littérature à l’université de Saint-Petersbourg. Il publie au début du 20ème siècle un premier recueil de poésie, Les Nuages, qui est très influencé par le mouvement acméiste. Ce mouvement littéraire réunit des poètes qui veulent réagir contre le Symbolisme et qui désirent retrouver une littérature « plus claire et plus équilibrée ». Le groupe compte parmi ses représentants Vladislav Khodassévitch, Anna Akmatova, Ossep Mandelstam…

   Après la révolution d'octobre, Gueorgui Adamovitch traduit pour les éditions de la Littérature mondiale des œuvres de Baudelaire, Voltaire, Byron et bien d'autres.

    Georges Adamovitch émigre à Paris en 1923, après être passé par Berlin. Il travaille dans les journaux de l'émigration russe, comme critique littéraire, et traduit des œuvres en français et en russe. Il joue un rôle important dans le milieu littéraire russe en exil. Il fonde la Note parisienne qui souhaite promouvoir la poésie russe à l'étranger. En tant que critique littéraire, Adamovitch s'intéresse autant à la littérature soviétique qu'à la littérature de l'émigration. Il publie de nombreux essais sur un grand nombre d'écrivains. Il s'attire les critiques de figures marquantes de la poésie russe comme Vladislav Khodassévitch et Marina Tsvétaïèva pour son attitude jugée parfois trop ambigue.1

   En septembre 1939, il s'engage comme volontaire dans l'armée française. Après la défaite de la France, il est interné en 1940 à Barcarès puis à Septfonds dans des camps de travail. Il voudrait à ce moment-là se rapprocher de l'Union soviétique, espérant un changement politique de l'URSS. Certains de ses articles sont publiés par des journaux pro-soviétiques à l'Ouest et il publie le livre, Une autre patrie en 1947 qui est interprété par la diaspora russe à Paris comme une capitulation devant le stalinisme.

   À la fin de la guerre il reprend ses activités de traducteur et devient en 1959 journaliste littéraire à Radio Free Europe. Il écrit en français à la fin de sa vie une œuvre très intime, Ma deuxième Patrie. Il décède en 1972 à Nice.2

Sa mère, Élisabeth Weinberg et sa fille sont également enterrées au cimetière orthodoxe.


1 W kasach, Lexikon der russischen Literatur ab 1917, Kröner, 1976, 457 p

2 r.wikipedia.org/wiki/Gueorgui_Adamovitch