La noblesse

Dès le 10ème siècle apparaît une classe dominante, les boyards, autour du Grand-prince de Kiev, ce sont des chefs militaires et des guerriers. Ils sont à la tête de régions qui composent la « Rus' de Kiev ». Ces familles deviennent de plus en plus puissantes. Les différentes familles régnant sur l'empire russe devront limiter leur pouvoir. Comme le prince de Moscou Yvan III qui publie à la fin du 15ème siècle un document qui liste le nom de ces familles. Cet écrit est à l'origine du Livre de velours publié en 1682.

   Au 18ème siècle, Pierre le Grand, pour contrer leur pouvoir, désire avoir une noblesse de service qui lui soit fidèle. Il attribue lui-même les titres et les gratifications selon un code très précis qui se trouve dans La Table des rangs . C'est alors le tsar qui exerce son pouvoir sur ces grandes lignées .

   Des nouvelles familles sont ainsi anoblies pour services rendus à la couronne et parmi elles un grand nombre d'étrangers souvent originaires d'états allemands ou du nord de l'Europe.

On peut alors distinguer deux catégories de nobles :

  • Les plus anciennes familles de Russie inscrites dans Le Livre de velours.

  • La noblesse de service à partir du règne de Pierre Ierquand sont anoblies des familles pour des services rendus à la couronne.

    Il existe, de ce fait, de très grandes différences entre les représentants de la noblesse : les plus riches possèdent d'immenses domaines avec des milliers de serfs et les plus pauvres vivent très modestement. Mais la plupart parlent le français.

   Les membres les plus aisés de l'aristocratie russe passent une partie de leur temps à l'étranger, dans les capitales européennes, les villes d'eau ou les stations balnéaires comme Nice. Certains maîtrisent mal leur langue maternelle et deviennent des étrangers dans leur propre pays. Ce reproche leur est fait régulièrement jusqu'à la révolution d'octobre 1917.