Journalistes

 La presse russe en exil

   La suppression des journaux non communistes amène un grand nombre de journalistes à s'exiler. Il y a plus de douze cents périodiques en Occident dans les milieux de l'émigration russe et l'on comprend ce besoin vital d'écrire et de s'exprimer librement.. À Paris, on trouve en effet un grand choix de périodiques comme Les Dernières nouvelles, La Renaissance, Les Annales contemporaines. Les Annales patriotiquesLe Contemporain et La Volonté de la Russie qui ont des comités de rédaction plutôt socialo-révolutionnaires. La littérature de l'exil arrive ainsi à se faire publier, même si la diffusion est restreinte. De nombreux cercles et manifestations littéraires permettent également aux écrivains de lire leurs œuvres lors de soirées littéraires payantes.

  La presse est également un important point de ralliement pour les émigrés russes. Les associations, les écoles annoncent, également différentes informations. Les paroisses orthodoxes déposent des communiqués pour annoncer les fêtes, les décès et l'horaire des offices. Les annonces dans les journaux permettent à un grand nombre d'exilés de garder le contact, et de trouver du travail.