L'Église orthodoxe russe
En 988, le prince Vladimir de Kiev est à la tête d'un puissant État, la Rus de Kiev. Il cherche une nouvelle religion et envoie des ambassadeurs dans plusieurs contrées pour mieux connaître leurs croyances. Son choix se porte finalement sur le christianisme byzantin. Le prince Vladimir se fait baptiser ainsi que tout son peuple et il épouse une princesse byzantine. En 991 est créé le siège métropolitain de Kiev sous la juridiction du patriarcat de Constantinople. Des prêtres missionnaires introduisent des livres liturgiques en cyrillique. Un clergé local se forme à leur contact et dès 1051 le moine Hilarion est nommé Métropolite de Kiev. L'orthodoxie se maintient malgré l'occupation des mongols qui en réalité tolèrent les croyances locales.
L'Église orthodoxe se consolide au cours des siècles suivants et se détache progressivement de l'influence byzantine, en développant une identité slave. En 1589, Boris Goudounov, régent de la Russie, obtient la création du patriarcat de Moscou qui permet à la Russie d'être plus autonome sur le plan religieux. Le pouvoir du patriarche de Moscou devient prépondérant et il intervient souvent dans les affaires publiques. Cependant Pierre Ier ne supporte pas cette main mise de l'Église et il lui impose la tutelle de l'État en créant le Saint Synode.
Après les réformes de 1905, l'Église russe souhaite restaurer le patriarcat et Nicolas II donne son accord pour la préparation d'un concile qui se tiendra finalement en 1917. Le patriarcat de Moscou est rétabli le 4 décembre 1917 et Tikhon est le premier patriarche élu depuis deux siècles. Après le putsch bolchévique, Tikhon nomme le métropolite Euloge responsable de l'Église russe en exil qui siège à Paris, à la cathédrale de la rue Daru. Le patriarche Tikhon est persécuté, il fut un temps emprisonné. Il décède en 1924 sans être remplacé. Monseigneur Euloge reste un temps fidèle au patriarcat de Moscou, mais devant les persécutions que subit l’Église, il finit par rompre ses liens avec la Russie soviétique. Euloge et toute son Église sont alors accueillis par le patriarcat de Constantinople.
Titres ecclésiastiques de l'Église orthodoxe, par ordre hiérarchique
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