Écrivains

   Beaucoup quittent leur pays comme Ivan Bounine, Aldanov, Ivanov, Z. Guippius et bien d'autres. Certains restent pour l'idéologie politique, comme Brioussov et Maïakovski ou par obligation. Certains tentent de résister comme Fiodor Sollogoub et Mikhaïl Kouzmine. Quelques uns se trouvent à hésiter entre l'est et l'ouest, avec des choix difficiles à faire. Andreï Biély décide de retourner en URSS, Nicolaï Goumilev revient aussi mais il sera fusillé en 1925, Marina Tsvétaïeva reste plusieurs années à Paris et choisit de repartir finalement pour Moscou. Elle se suicidera en 1941. S'adapter à l'Occident n'est pas facile. Beaucoup se sentent déracinés, d'autant plus que les conditions matérielles leur sont difficiles.

   Ivan Bounine est l'un des plus célèbres parmi les écrivains de l'émigration. Il quitte son pays en 1920 et séjourne à Grasse. Il se consacre à l'écriture dans sa langue maternelle. Comme lui, beaucoup cultivent la nostalgie de leur patrie, sentiment qui transparait dans grand nombre d'ouvrages de cette époque. Bounine reçoit en 1933 le prix Nobel de littérature, pour son ouvrage La vie d'Arséniev ce qui valorise l'ensemble de son œuvre.

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